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A propos de lartérite virale équine

Les nombreux cas d’une nouvelle forme d’artérite virale équine (AVE) hautement pathogène, que l’on subit principalement en Normandie depuis plusieurs semaines, doivent alerter les éleveurs sur leur place dans la filière.

On ne dira jamais assez à propos de l’AVE que ce sont l’élevage et les éleveurs qui sont en premier lieu concernés et menacés par le fort risque d’avortement des juments, de la mortalité des poulains et de la condamnation des étalons contaminés. Bien malin aujourd’hui qui peut tirer le bilan de la saison 2007 et prétendre que les mesures prises ont été excessives ou insuffisantes.





Les éleveurs sont les plus exposés. Par quel mystère sont-ils donc exclus du comité de suivi sur l’AVE, au profit d’une seule association de raceà Le virus serait-il capable de distinguer un SF d’un AAR, d’un AR, d’un CS ou d’un Holstein normandà

Sans la détermination de quelques associations d’éleveurs, en premier lieu l’Adep et la Société hippique percheronne, il est à craindre que personne n’aurait envisagé d’arrêt des regroupements de chevaux. Sans la bonne volonté et la transparence affichée, dès qu’ils ont été contactés, des docteurs vétérinaires Guillaume Fortier et Pierre-Hugues Pitel du laboratoire Franck Duncombe, et Claire Laugier de I’AFSSA, l’Adep aurait-elle disposé de toutes les Informations nécessaires pour décider dès le 5juillet l’arrêt des concours d’élevageà Nous devons ici même les remercier pour leur précieuse collaboration.
Voilà plus de deux ans que nous dénonçons la pléthore des organismes, conseils, fédérations, associations et syndicats en tous genres. Aujourd’hui encore, les éleveurs sont les otages de la filière et devront en supporter les conséquences économiques.

On le mesure actuellement avec la décision de la FFE de supprimer unilatéralement les contrôles sanitaires mis en place pour l’ensemble des rencontres.

Isolés et divisés, Ils ne pourront que subir: c’est le cas en ce moment.

Si les éleveurs veulent être écoutés, consultés, si les éleveurs veulent pouvoir prendre en charge leur survie, ils doivent massivement se regrouper au-delà des races, au-delà des partis.
Ce n’est qu’à ce prix qu’ils seront entendus.

Communiqué de Philippe Martin, président de l’Adep dans le journal ‘Le Cheval’ n°82 du vendredi 17 août 2007

Article mis en ligne le 22/08/2007.



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